The way North: les “inner routes” de Pål.

Pendant que Nat faisait un saut à Paris depuis Bergen, je rencontrais, sur le quai, Pål (prononcez Paul), dynamique norvégien. On échange quelques banalités nautiques, je lui pose une ou deux questions sur les routes maritimes, et au bout de quelques instants, nous nous retrouvons devant la cartographie Gule Sider, à bord de Perfect Day. Pål connais le coin comme sa poche et me donne mille conseils utiles: points de passages, ports sympas, restaurants sur les îles, routes dans les fjords, apps locales etc.

Pål suivra ensuite notre périple sur Marine Trafic en nous donnant quotidiennement de nouveaux conseils. Top! Nous allons vite nous rendre compte à quel point les norvégiens sont accueillants, serviables et comment ils se mettent en quatre pour vous rendre votre séjour, dans leur pays, agréable et facile.

Dernière soirée à Bergen

Nous quittons donc Bergen par la route conseillée, un dédale de bras de mer, appelés “inner routes” par opposition à la navigation par la mer. Notre habitude de surveiller la profondeur sous le bateau, avec un œil vigilant au sondeur et à la bathymétrie des cartes sera très vite remplacée par un regard vers le ciel. Ici le danger ne vient pas du fond – les fjord faisant généralement plus de 100 m de profondeur – par contre, ponts et lignes à haute tension qui traversent notre route génèreront quelques angoisses.

Le haut du mât de Perfect Day est à 24m de l’eau (ça fait quant même un immeuble de 8 étages). Pour ne pas prendre le risque de se tromper avec un calcul de marée, on décide avec Nat d’éliminer tous les passages au gabarit inférieur à 28m. Et bien même avec cette marge de sécurité, ça fait bizarre!

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Go to Norway

Et d’abord, traverser la mer du Nord

La dernière écluse du Canal Calédonien nous a fait retrouver l’eau salée, avec en point de mire Bergen, à 350 Nm au 62 (Est-Nord-Est). Une bonne fenêtre météo s’est ouverte, mais tout de suite.

C’était partir directement, ou rester coincé une semaine à Inverness. Quand à l’escale aux Shetland Islands, ce sera pour une autre fois. Cet archipel ne peut être exploré agréablement qu’avec une longue fenêtre de beau temps.

Nathalie obtiendra confirmation par notre routeur de l’opportunité de ce choix. So, Go to Norway.

Une longue sortie du golfe d’Inverness, par petite brise, mais parfois un fort courant contraire, que nous vaincrons par une savante combinaison de Grand-voile, Geenaker et Volvo à 1700 tours. Pas très orthodoxe, mais efficace. À la tombée de la nuit (23:30 quand même) le vent disparait complètement, nous avançons donc dans la Mer du Nord au moteur, jusqu’au lendemain 18 heures.

Déjà près de 200 éoliennes offshore dans le golfe d’Inverness, mais les livraisons de pylônes sous-marins en provenance de Chine vont bon train.

Et là, une petite brise de travers se lève, pile à l’heure prévue par les fichiers météo et nous portera, croissant d’heure en heure, jusqu’à la Norvège. Ce qui est extrêmement agréable, quand le vent se lève après des calmes, dans des mers relativement fermées, c’est qu’il y a peu de houle, seulement les vagues du vent. Donc, roule la Poule pendant la soirée, la nuit, et le lendemain matin.

On se rapproche du cercle polaire, le soleil se couche quelques heures, mais la luminosité reste forte toute la nuit.

Nous allons mettre 50 heures pour arriver sur la cote norvégienne, puis 3 heures à faire nos premiers zig-zags entre les îles pour rejoindre le port de Bryggen, en plein centre historique Bergen.

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Perfect Day dans les Iles Anglo Celtes.

Nous voilà partis pour cette nouvelle saison à bord de Perfect Day. Cette année nous irons, si tout va bien, jusqu’à Tromsø en Norvège, où nous espérons aller depuis si longtemps.

Après être partis de Pornichet, nous nous arrêtons à Lorient, plus précisément à Kernével, port que nous connaissions bien puisqu’il avait été notre premier port, avec Puerto Eden, notre précèdent bateau que nous aimions tant. C’est avec Puerto Eden qu’était né, pour nous deux, le projet de partir faire le tour du monde en bateau.

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Bien Manger à bord, avec Maxime et Virginie

Du Lundi 23 Mai au Lundi 6 Juin 2022
Nos amis Hubert et Nathalie nous ont fait le plaisir de nous inviter à bord de leur magnifique bateau pour relier Pornichet à Dublin soit 474 milles !


La Bretagne : galette et cidre avant de quitter la terre ferme. Nous goûtons à Auray la galette à
l’andouille de Guéméné et la crêpe au sucre et Grand Marnier : une tuerie !

Arrivée à Pornichet et premier repas à bord :

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Annick et Georges nous rejoignent aux Açores

Nous avons laissé le soin à Annick et Georges Aulagnier, d’écrire le billet de leur passage sur Perfect Day

Et nous voila le 5 juillet 2021 au milieu de l’atlantique !!!

Nous y sommes enfin !!!

Terceira: Angra do Heroïsmo et Praia da Vitoria

Nous atterrissons à TERCEIRA. Hubert et Nathalie qui sont aux Açores depuis un mois nous accueillent !!!

Le dépaysement est total dès notre arrivée. Nous rejoignons PERFECT DAY en annexe, au mouillage dans le port en face de l’église bleue de ANGRA DE HEROISMO.

Petit casse-croute préparé par Nathalie, les « fameux croque-monsieur 

Délicieux ! Puis balade dans les jardins de Angra, visite de la ville, retour au bateau pour l’apéritif et fêter notre arrivée !! Gin tonic, vin blanc des Acores et Blue mouth rock fish cuisiné par Hubert, un régal !!!

Première nuit dans notre belle cabine, je suis pompette !!! Nous dormons comme des marmottes, bercés par le roulis .

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Azores: Faial et Pico avec les PEMYE

Après cinq mois de navigation avec Eva et Pierre de PEMYE, nous avons passé nos derniers dix jours ensemble à visiter Faial et Pico par la terre, accompagnés de Maelle et Yann, leurs deux aînés. La plupart des photos de cet article sont de Maelle Saliou, photographe professionnelle que nous remercions de nous avoir autorisé à les publier ici.

@maellesaliou sur Instagram

Horta Marina

C’est là que convergent les transateux à destination de l’Europe, qu’ils arrivent d’Amérique du Nord ou des Bahamas via les Bermudes, ou des petites Antilles le plus souvent via Saint Martin. Après 10 à 20 jours de mer, parfois plus, ils se retrouvent au mouillage, au port, et surtout au Peter Café Sport.

La COVID 19 impose sa règle: avant de poser le pied à terre, tous les équipages restent à bord, en quarantaine et sous pavillon jaune, en attendant le résultat des test PCR, organisés de manière efficace et accueillante par les autorités sanitaires.

Apres le sésame du test PCR, le capitaine de la marina nous autorise à venir à quai avec Perfect Day et nous retrouvons alors une vie terrestre.

Nous découvrons le quai de la Marina recouvert entièrement de multiples tags multicolores: La tradition veut que chaque voilier faisant escale à Horta y laisse sa marque. Perfect Day n’ a pas dérogé à la règle et Maxime et Olivier ont pris très à cœur la réalisation du pochoir et du Tag.

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La tournée des bistrots

Copyright Maelle Saliou @maellesaliou

« Le pire ennemi du marin, ce n’est pas la tempête qui fait rage; ce n’est pas la vague écumante qui s’abat sur le pont, emportant tout sur son passage; ce n’est pas le récif perfide caché à fleur d’eau et qui déchire le flanc du navire; le pire ennemi du marin, c’est l’alcool » Capitaine Haddock dans « Le Crabe aux pinces d’or ».

J’ai, depuis longtemps, envie de regrouper sur ce blog dans un même post, ces bars mythiques qui jalonnent la route des navigateurs dans leur ballade transatlantique. Ces lieux où l’on est pressé d’aller boire une bière bien fraîche dès que l’on accoste dans une nouvelle île, après une traversée qui a pu être éprouvante, et où l’on retourne ensuite, jour après jour, ou soirée après soirée, tout au long de l’escale.

Tous sont fréquentés majoritairement par des voileux, mais avec toujours une dose de population locale, où de touristes terrestres. Des voileux, il y en a toute une gamme: du baba, du bling-bling, des vieux, des alcoolos, des jeunes, des plaisanciers, des cons, des yachtmen, des marins, qui tous se retrouveront tôt ou tard au Peter Café Sport, pour se remémorer leurs conversations du Floating Bar.

Marina Mindello Floating Bar

Et pour l’essentiel de cette flotte de vagabonds, la première Transat commence à Mindello au Cap Vert, et pour être plus précis au Floating Bar. Là, à cet endroit, on a pour la première fois de notre vie 2000 milles nautiques devant nous. Pour surmonter l’angoisse, inquiétude, peur, inconscience, appelez cela comme vous voulez, il y a des tables près des quais et de quoi boire, avec d’autres angoissés pour finir, bien plus tard, par se dire “même pas peur!”. Il est alors grand temps d’aller dormir, jusqu’à demain, et l’on recommencera à disserter sur l’option Sud, la hauteur des vagues, l’inventaire du GrabBag , et les avantages comparés de l’iridium Go et de la BLU, et re-dodo, et à demain…

Le Floating bar, vu depuis son parking.

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Transat Retour: Bermudas – Azores

23 Mai – 4 juin 2021

En ce 20 mai 2021, nous sommes accueillis par Hubert et Nathalie aux Bermudes.
Nous, Maxime et Olivier, avons été gentiment invités à participer à cette transat retour entre les Bermudes et les Açores.

Après un voyage ponctué par des prises de température, justificatifs nombreux et variés, nous arrivons enfin aux Bermudes où nous attendent un test PCR et un joli bracelet rouge vif d’identification.

Nous profitons du passage de ANA (première tempête tropicale de l’année) pour découvrir le bateau, les Bermudes et faire notre avitaillement.

Nous quittons les Bermudes le dimanche le 23 mai, à 15 h, sous le soleil et un petit vent portant de 13 Nds.

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Bahamas : Fifty shades of blue

Les Bahamas n’étaient pas vraiment à notre programme initial, ni vraiment sur notre route, mais dans le projet d’aller aux Açores par les Bermudes, nous avions quelques semaines de battement avant les périodes optimales de traversée. Pierre et Eva sur PEMYE avec qui nous avions décidé de faire cette Transat retour, désiraient faire cette étape Bahaméenne. Alors va pour les Bahamas !

Et ce fut une sacrée découverte, un vrai dépaysement après des mois de navigation Antillaise.

Nous avons abordé cet archipel de 700 Iles, un peu dans le sens inverse de la marche. Les Américains et les Canadiens qui constituent l’immense majorité des plaisanciers aux Bahamas arrivent par la Floride ou les Bermudes, et donc, abordent Bahamas par le Nord Ouest : les Biminis ou Nassau, et descendent ensuite plus ou moins loin vers l’Est-Sud-Est. Donc, plus on s’éloigne de cette entrée NW principale, moins il y a de monde, et nous sommes rentrés de l’autre côté par le bout du bout, là où il n’y a plus personne.

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Des petites Antilles aux Bahamas

La route depuis la Guadeloupe jusqu’au Bahamas, part d’abord au Nord-Nord-Ouest jusqu’à Saint Martin, sur 150 Milles, puis s’incline vers l’Ouest-Nord-Ouest pendant 640 Milles, jusqu’à Great Inagua, situé au-dessus de l’extrémité Est de Cuba. En tout, près de 800 milles qui se parcourent à vue des côtes. C’est une navigation étonnante, qui représente à peu près la distance entre Brest et Gibraltar, mais qui donne l’impression de caboter.

Surtout au début, où l’on parcoure les Îles sous le vent, en quittant la Guadeloupe, pour doubler Montserrat (UK) puis Redonda, Nevis et Saint Kitts, toutes par l’Ouest.

Après une nuit de repos au mouillage à St Kitts, on laisse St Eustache à bâbord avant de passer entre Saba et la tombe de Johnny, pour faire une nouvelle escale à Saint Martin, (afin de préparer les documents d’entrée au Bahamas : Test PCR, permis de navigation et Visas).

Marigot Bay, Saint Martin

Notre mouillage dans la baie de Marigot à Saint Martin, en face d’Anguilla, marquera la fin du séjour de Perfect Day dans les petites Antilles, que nous avions abordé seize mois plus tôt.

Nous sommes restés 5-6 jours à Saint Martin, dernier refuge Français avant le départ et nous avons réglé les derniers préparatifs, avitaillement de produits frais, cigarettes à prix ultra compétitif (2,8 euro le paquet !!!), téléchargements de livres et séries sur l’ipad, dernières baignades…

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