Tour du Monde en Stand-by

Lors de notre dernier post, le 23 Mars, nous nous demandions quelle réponse nous trouverions à l’opposition opiniâtre du Corona Virus, à notre voyage autour du monde en bateau.

A Saint Pierre,

A la Martinique, le confinement sur le bateau devenait de plus en plus contraignant, nous étions alors dans la baie de Saint Pierre, au pied de la Montagne pelée, très belle, le plus souvent cachée par les nuages, mais surtout de triste mémoire.

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Arsouille était mouillé à une centaine de mètres, Télémaque est passé par là quelques jours, et l’accueil au village a toujours été très sympathique, mais un bateau, c’est fait pour naviguer et au bout de trois semaines au même endroit, on se lassait, malgré les apéros distanciés.

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Apéro distanciation sociale, avec Télémaque, au cul d’Arsouille

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Les hésitations de Perfect Day

Nous sommes de retour à la Martinique, dans un mouillage devant Saint Pierre, sur la côte Caraïbe de l’île, bien protégés pour l’instant, et plutôt au calme.

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Ce serait un peu comme d’habitude si les nouvelles de l’évolution du Covid19 et des mesures de confinements ou de fermeture des frontières consécutives, ne réalimentaient pas en permanence nos interrogations sur la suite.

Notre situation n’est bien entendue pas la pire qu’il soit, mais c’est sous un angle probablement un peu différent que nous voyons les choses depuis les Caraïbes. Non pas parce que les mesures de confinements seraient différentes, elles sont -dans les Antilles françaises – rigoureusement les mêmes qu’en métropole, mais parce que le fait de vivre sur un bateau pour une longue durée change un peu la donne.

Notre mode de vie nous impose, de manière permanente une certaine distance au monde, le bateau étant une cellule autonome qui n’a de contact avec l’extérieur qu’assez sporadiquement. Alors oui, le confinement COVID nous empêche d’aller au restau, au musée, de faire des randonnées… Cela limite nos activités mais ne change pas radicalement notre vie. On bouquine (Nat), on bricole (Moi) un peu plus, on se baigne plus souvent au cul du bateau et moins souvent à la plage… on ne prend plus l’apéro sur les bateaux amis, mais on échange des infos par téléphone, Whatsapp, facebook… So what ?

En fait, c’est la perspective moyen-long terme qui est compliquée.

Déjà, on ne pense pas qu’il va être possible de rentrer en France, en Avril comme prévu, pour régler nos petites affaires et voir parents, enfants et amis. Pas très différent de ce qui est vécu en Métropole, sauf qu’on ne les a pas vus depuis bientôt six mois.

La difficulté qui se pose de manière plus complexe est que l’on ne pourra pas rester longtemps au même endroit, mais que l’on ne peut aller nulle part. Et même s’il est possible que la situation se débloque à moyen terme, on a aucune idée du sens ni de l’échéance de cette amélioration.

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Croisière au temps du Coronavirus

 

Je suis Marie, la fille d’Hubert. Je suis venue passer, avec mon mec Louis,  une semaine sur Perfect Day à partir du 6 mars. Nous sommes ici depuis 13 jours, et espérons rentrer à Paris vendredi.

Voici notre histoire.

6 MARS

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Au premier plan English Harbour et Falmouth derrière

On débarque à English Harbour, Antigua, depuis NY avec nos valises, nos doudounes et nos pulls en laine par 40 degrés. Après un vol étrange où les gens désinfectent leurs sièges et se couvrent le visage avec leur masque, regardant suspicieusement chaque personne qui tousse, on est ravis d’arriver sur un territoire relativement épargné.

On se charge d’un ravitaillement basique : 2 grosses langoustes, 72 Heineken et 72 Corona et on se fait un apéro au ti-punch, ce qui nous envoie bien vite au lit.

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Perfect Day aux Grenadines

 

Après quelques jours à  la Martinique, Perfect Day a appareillé pour les Grenadines, dans un premier temps juste Hubert et Nat au début de l’année 2020, puis  avec Véronique et Hervé pour une dizaine de jours de douce croisière.

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Nous retiendrons de cet archipel exceptionnel à la réputation non usurpée:

Ses paysages magnifiques et de superbes ballades:

Une grande variété, des îles toutes différentes avec leur propre personnalité et leur propre identité. De Mustique et ses villas de milliardaires où tout est léché et impeccable nous rappelant « l’île fantastique » de notre enfance (on s’attendait à croiser Tattoo derrière chaque palmier et  surtout Mick pour un boeuf au Basil’s Bar), à Union, l’île Rasta avec ses junkies, en passant par la charmante Bequia, les incontournables Tobago Cays, Mayreau et son Père Divonne, Saint Vincent, Petit Saint Vincent et….. Morpion!

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Transat = done!!

Pour tout ceux qui se demandent un peu ce qu’a été notre transat, on vous la raconte sous forme d’inventaire. donc, une transat c’est:

Un départ:

Des quarts:

Avec Mériem, notre bateau-stoppeuse, on se partageait la nuit en quarts de trois heures pendant lesquels, l’essentiel du job a consisté à rester éveillé pour surveiller à l’AIS, au radar et en veille visuelle, d’éventuels croisements avec d’autres bateaux qui finalement n’arrivent jamais. Nous aurons croisé en tout et pour tout au cours de la traversée trois cargos, un remorqueur de haute mer et une demi-douzaine de voiliers, toujours à plusieurs milles.

Comme nous réduisions un peu la voilure avant la nuit, il n’y avait que très rarement de modification de voiles en cours de nuit.

Un Challenge avec « Arsouille »:

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Cabo Verde…

Nous sommes arrivés autour du 20 Novembre au Cap Vert après une belle traversée  au portant de 4 jours et 16h depuis Tenerife avec Dominique et Dorothée qui nous avaient rejoins pour cette deuxième quinzaine de Novembre.

Nous y serons restés finalement 3 semaines.

Nous avons au début un peu navigué entre Sao Vicente, Sao Antao et Sao Nicolau pour ensuite nous installer à la Marina de Mindelo.

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Des Canaries au Cap Vert

De Lanzarote à Ténérife

Nous avons quitté Arrecife pour le Sud de Lanzarote, mouillé à Playa Blanca, puis amarré le bateau à la Marina Rubicon pour quelques jours. Cette halte un peu contrainte (annexe à faire réparer) nous a permis de rencontrer la famille Villeneuve qui fait un tour de l’Atlantique sur Tacum V,  puis Olivier et Emanuelle de Kaphi, et les Fabre sur Duc In Altum, et de naviguer ensuite sur quelques escales, et partager quelques apéros avec eux.

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De G à D: Ghyslain, Féréol, Pia, Bérengee, Elion et Léopoldine

C’est ensuite avec Féréol, que nous avons traversé vers Ténériffe, une étape restera marquée par une régate à couteaux tirés, entre Perfect day et Duc In Altum. Puis une belle descente jusqu’à San Miguel, au Sud de Tenerife ou nous avons fait escale une dizaine de jours, nous servant de ce petit port comme base pour visiter l’Ile, faire un aller-retour en France, et réceptionner Dominique et Dorothée qui nous accompagnent jusqu’au Cap Vert.

La ballade sur le Teide avec Elion et Bérenger.

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Le tour de l’Île

 

Santa Cruz de Ténérife

Ce sont surtout les constructions contemporaines qui nous ont marqué: la Bibliothèque municipale de Herzog et de Meuron, ou l’Opéra de Santigo Calatrava, à mi-chemin entre la gare TGV de St Ex et l’opéra de Sydney.

 

Le Cap Vert

Au moment de notre retour à San miguel avec Dorothée et Dominique, la météo annonçait une  brise musclée de Nord Est qui nous pousserait vers le Cap vert (25kts rafales 35), mais accompagnée de creux de plus de 3,5m de période 8s. Les conditions idéales pour une traversée express, mais un peu violentes pour amariner un nouvel équipage. Hésitations, avis divers, radio ponton… et le conseil de notre routeur: « de belles glissades en perspectives ». On a attendu une journée et on est partis.

850 Nm parcourus en 4 jours et 16h; que du fun, exceptée peut être la première journée de Dominique sous Stugeron et Scopoderm. Mais c’est passé. La routine des quarts s’est un peu mise en place, on n’a pas croisé grand monde jusqu’à notre arrivée en fin de nuit à Mindelo, au Cap Vert.

Mindelo (Sao Vicente)

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Sao Antao

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San Pedro (Sao Vicente)

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Lanzarote (Canaries)

Après la végétation luxuriante de Madère, Lanzarote offre un contraste saisissant. Nous avons passé une semaine sur cette île totalement volcanique aux paysages lunaires.

Arrivée par La Graciosa

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Mouillage de Playa de Francesa

Nous avons quitté Funchal, à Madère, pour tirer un grand bord de vent de travers de 34 heures à huit nœuds, vers Lanzarote, et sommes arrivés le 21 Octobre. Mouillage à Playa de Francesa à La Graciosa, très bel endroit, assez lunaire avec des petits volcans tout autour, et une eau cristalline.

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Journal de bord – Transatlantique

La transatlantique de Perfect Day peut être vue seulement comme la traversée entre Le Cap Vert et les Antilles, soit environ 2100 NM par les Alizés, d’île à île, mais en réalité notre Transat part de La Rochelle pour rejoindre Washington par La baie de Chesapeake.

Ce journal de bord retrace les principales données de navigation des étapes de cette traversée.

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Madère

Après notre déambulation dans les rues de Funchal, et avant de lever les voiles nous avons profité de quelques jours pour découvrir un peu du reste de l’île.

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Le mois d’octobre n’est surement pas le meilleur mois pour venir ici, il y a une telle profusion de plantes que l’on se dit que l’on rate un peu quelque chose à ne pas venir au printemps pour leur floraison, mais bon le printemps dernier nous n’étions pas tout à fait prêts.
Il y a de magnifiques jardins ici, de magnifiques restanques, cultivées ou abandonnées, de magnifiques forets de résineux mais aussi de lauriers ou d’eucalyptus, de magnifiques maquis de bruyères millénaires.

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