Annick et Georges nous rejoignent aux Açores

Nous avons laissé le soin à Annick et Georges Aulagnier, d’écrire le billet de leur passage sur Perfect Day

Et nous voila le 5 juillet 2021 au milieu de l’atlantique !!!

Nous y sommes enfin !!!

Terceira: Angra do Heroïsmo et Praia da Vitoria

Nous atterrissons à TERCEIRA. Hubert et Nathalie qui sont aux Açores depuis un mois nous accueillent !!!

Le dépaysement est total dès notre arrivée. Nous rejoignons PERFECT DAY en annexe, au mouillage dans le port en face de l’église bleue de ANGRA DE HEROISMO.

Petit casse-croute préparé par Nathalie, les « fameux croque-monsieur 

Délicieux ! Puis balade dans les jardins de Angra, visite de la ville, retour au bateau pour l’apéritif et fêter notre arrivée !! Gin tonic, vin blanc des Acores et Blue mouth rock fish cuisiné par Hubert, un régal !!!

Première nuit dans notre belle cabine, je suis pompette !!! Nous dormons comme des marmottes, bercés par le roulis .

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Azores: Faial et Pico avec les PEMYE

Après cinq mois de navigation avec Eva et Pierre de PEMYE, nous avons passé nos derniers dix jours ensemble à visiter Faial et Pico par la terre, accompagnés de Maelle et Yann, leurs deux aînés. La plupart des photos de cet article sont de Maelle Saliou, photographe professionnelle que nous remercions de nous avoir autorisé à les publier ici.

@maellesaliou sur Instagram

Horta Marina

C’est là que convergent les transateux à destination de l’Europe, qu’ils arrivent d’Amérique du Nord ou des Bahamas via les Bermudes, ou des petites Antilles le plus souvent via Saint Martin. Après 10 à 20 jours de mer, parfois plus, ils se retrouvent au mouillage, au port, et surtout au Peter Café Sport.

La COVID 19 impose sa règle: avant de poser le pied à terre, tous les équipages restent à bord, en quarantaine et sous pavillon jaune, en attendant le résultat des test PCR, organisés de manière efficace et accueillante par les autorités sanitaires.

Apres le sésame du test PCR, le capitaine de la marina nous autorise à venir à quai avec Perfect Day et nous retrouvons alors une vie terrestre.

Nous découvrons le quai de la Marina recouvert entièrement de multiples tags multicolores: La tradition veut que chaque voilier faisant escale à Horta y laisse sa marque. Perfect Day n’ a pas dérogé à la règle et Maxime et Olivier ont pris très à cœur la réalisation du pochoir et du Tag.

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La tournée des bistrots

Copyright Maelle Saliou @maellesaliou

« Le pire ennemi du marin, ce n’est pas la tempête qui fait rage; ce n’est pas la vague écumante qui s’abat sur le pont, emportant tout sur son passage; ce n’est pas le récif perfide caché à fleur d’eau et qui déchire le flanc du navire; le pire ennemi du marin, c’est l’alcool » Capitaine Haddock dans « Le Crabe aux pinces d’or ».

J’ai, depuis longtemps, envie de regrouper sur ce blog dans un même post, ces bars mythiques qui jalonnent la route des navigateurs dans leur ballade transatlantique. Ces lieux où l’on est pressé d’aller boire une bière bien fraîche dès que l’on accoste dans une nouvelle île, après une traversée qui a pu être éprouvante, et où l’on retourne ensuite, jour après jour, ou soirée après soirée, tout au long de l’escale.

Tous sont fréquentés majoritairement par des voileux, mais avec toujours une dose de population locale, où de touristes terrestres. Des voileux, il y en a toute une gamme: du baba, du bling-bling, des vieux, des alcoolos, des jeunes, des plaisanciers, des cons, des yachtmen, des marins, qui tous se retrouveront tôt ou tard au Peter Café Sport, pour se remémorer leurs conversations du Floating Bar.

Marina Mindello Floating Bar

Et pour l’essentiel de cette flotte de vagabonds, la première Transat commence à Mindello au Cap Vert, et pour être plus précis au Floating Bar. Là, à cet endroit, on a pour la première fois de notre vie 2000 milles nautiques devant nous. Pour surmonter l’angoisse, inquiétude, peur, inconscience, appelez cela comme vous voulez, il y a des tables près des quais et de quoi boire, avec d’autres angoissés pour finir, bien plus tard, par se dire “même pas peur!”. Il est alors grand temps d’aller dormir, jusqu’à demain, et l’on recommencera à disserter sur l’option Sud, la hauteur des vagues, l’inventaire du GrabBag , et les avantages comparés de l’iridium Go et de la BLU, et re-dodo, et à demain…

Le Floating bar, vu depuis son parking.

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Transat Retour: Bermudas – Azores

23 Mai – 4 juin 2021

En ce 20 mai 2021, nous sommes accueillis par Hubert et Nathalie aux Bermudes.
Nous, Maxime et Olivier, avons été gentiment invités à participer à cette transat retour entre les Bermudes et les Açores.

Après un voyage ponctué par des prises de température, justificatifs nombreux et variés, nous arrivons enfin aux Bermudes où nous attendent un test PCR et un joli bracelet rouge vif d’identification.

Nous profitons du passage de ANA (première tempête tropicale de l’année) pour découvrir le bateau, les Bermudes et faire notre avitaillement.

Nous quittons les Bermudes le dimanche le 23 mai, à 15 h, sous le soleil et un petit vent portant de 13 Nds.

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Bahamas : Fifty shades of blue

Les Bahamas n’étaient pas vraiment à notre programme initial, ni vraiment sur notre route, mais dans le projet d’aller aux Açores par les Bermudes, nous avions quelques semaines de battement avant les périodes optimales de traversée. Pierre et Eva sur PEMYE avec qui nous avions décidé de faire cette Transat retour, désiraient faire cette étape Bahaméenne. Alors va pour les Bahamas !

Et ce fut une sacrée découverte, un vrai dépaysement après des mois de navigation Antillaise.

Nous avons abordé cet archipel de 700 Iles, un peu dans le sens inverse de la marche. Les Américains et les Canadiens qui constituent l’immense majorité des plaisanciers aux Bahamas arrivent par la Floride ou les Bermudes, et donc, abordent Bahamas par le Nord Ouest : les Biminis ou Nassau, et descendent ensuite plus ou moins loin vers l’Est-Sud-Est. Donc, plus on s’éloigne de cette entrée NW principale, moins il y a de monde, et nous sommes rentrés de l’autre côté par le bout du bout, là où il n’y a plus personne.

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Des petites Antilles aux Bahamas

La route depuis la Guadeloupe jusqu’au Bahamas, part d’abord au Nord-Nord-Ouest jusqu’à Saint Martin, sur 150 Milles, puis s’incline vers l’Ouest-Nord-Ouest pendant 640 Milles, jusqu’à Great Inagua, situé au-dessus de l’extrémité Est de Cuba. En tout, près de 800 milles qui se parcourent à vue des côtes. C’est une navigation étonnante, qui représente à peu près la distance entre Brest et Gibraltar, mais qui donne l’impression de caboter.

Surtout au début, où l’on parcoure les Îles sous le vent, en quittant la Guadeloupe, pour doubler Montserrat (UK) puis Redonda, Nevis et Saint Kitts, toutes par l’Ouest.

Après une nuit de repos au mouillage à St Kitts, on laisse St Eustache à bâbord avant de passer entre Saba et la tombe de Johnny, pour faire une nouvelle escale à Saint Martin, (afin de préparer les documents d’entrée au Bahamas : Test PCR, permis de navigation et Visas).

Marigot Bay, Saint Martin

Notre mouillage dans la baie de Marigot à Saint Martin, en face d’Anguilla, marquera la fin du séjour de Perfect Day dans les petites Antilles, que nous avions abordé seize mois plus tôt.

Nous sommes restés 5-6 jours à Saint Martin, dernier refuge Français avant le départ et nous avons réglé les derniers préparatifs, avitaillement de produits frais, cigarettes à prix ultra compétitif (2,8 euro le paquet !!!), téléchargements de livres et séries sur l’ipad, dernières baignades…

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Un peu plus de temps en Guadeloupe

On imagine souvent que la Guadeloupe est une île, comme la Martinique; en fait il s’agit d’un archipel de sept îles, incluant St Barth et St Martin un peu éloignées. Même le « papillon » est composé de deux îles distinctes – Grande Terre et Basse Terre – séparées par la Rivière Salée qui est un bras de mer. Il y a aussi les Saintes avec Terre de Haut et Terre de Bas, la Désirade et Marie Galante; noms évocateurs d’aventure et d’exotisme.

En attendant notre départ pour les Bahamas (via St Kitts et St Martin) fin mars, nous avons exploré d’avantage cet archipel, et avons pris du temps pour mieux connaître ces îles. Notre préférée est probablement Marie Galante.

Marie Galante l’indolente

160km², altitude max 204m, 11 000 habitants, à peu près deux fois Belle île en mer.

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ON REPART?

De retour à Marie Galante, avec les Saintes en arrière plan

Nous avions cessé d’alimenter notre blog suite à notre retour en métropole, le 10 Avril 2020, espérant alors reprendre notre voyage  dès Novembre. Mais la pandémie qui nous impose son rythme, les confinements et déconfinements, les fermetures et ouvertures de frontières nous obligent à constamment revoir notre projet de voyage.

Aujourd’hui encore, impossible de planifier quoique ce soit; une seule chose semble se confirmer, après une quatrième annulation de rendez-vous à l’ambassade des USA, nous devons faire une croix sur New York, le Maine et la baie du Saint Laurent au Canada, la mort dans l’âme tant ces destinations nous attiraient .

Après un faux départ en Novembre, nous sommes de retour aux Antilles Françaises depuis le 22 Janvier. Pierre de PEMYE.SY nous a accueilli à l’aéroport et nous retrouvons Perfect Day un peu endormi, au port du Marin. La saison cyclonique s’est bien passée, notre cher voilier l’a traversée sans peur et sans reproche.

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Tour du Monde en Stand-by

Lors de notre dernier post, le 23 Mars, nous nous demandions quelle réponse nous trouverions à l’opposition opiniâtre du Corona Virus, à notre voyage autour du monde en bateau.

A Saint Pierre,

A la Martinique, le confinement sur le bateau devenait de plus en plus contraignant, nous étions alors dans la baie de Saint Pierre, au pied de la Montagne pelée, très belle, le plus souvent cachée par les nuages, mais surtout de triste mémoire.

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Arsouille était mouillé à une centaine de mètres, Télémaque est passé par là quelques jours, et l’accueil au village a toujours été très sympathique, mais un bateau, c’est fait pour naviguer et au bout de trois semaines au même endroit, on se lassait, malgré les apéros distanciés.

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Apéro distanciation sociale, avec Télémaque, au cul d’Arsouille

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Les hésitations de Perfect Day

Nous sommes de retour à la Martinique, dans un mouillage devant Saint Pierre, sur la côte Caraïbe de l’île, bien protégés pour l’instant, et plutôt au calme.

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Ce serait un peu comme d’habitude si les nouvelles de l’évolution du Covid19 et des mesures de confinements ou de fermeture des frontières consécutives, ne réalimentaient pas en permanence nos interrogations sur la suite.

Notre situation n’est bien entendue pas la pire qu’il soit, mais c’est sous un angle probablement un peu différent que nous voyons les choses depuis les Caraïbes. Non pas parce que les mesures de confinements seraient différentes, elles sont -dans les Antilles françaises – rigoureusement les mêmes qu’en métropole, mais parce que le fait de vivre sur un bateau pour une longue durée change un peu la donne.

Notre mode de vie nous impose, de manière permanente une certaine distance au monde, le bateau étant une cellule autonome qui n’a de contact avec l’extérieur qu’assez sporadiquement. Alors oui, le confinement COVID nous empêche d’aller au restau, au musée, de faire des randonnées… Cela limite nos activités mais ne change pas radicalement notre vie. On bouquine (Nat), on bricole (Moi) un peu plus, on se baigne plus souvent au cul du bateau et moins souvent à la plage… on ne prend plus l’apéro sur les bateaux amis, mais on échange des infos par téléphone, Whatsapp, facebook… So what ?

En fait, c’est la perspective moyen-long terme qui est compliquée.

Déjà, on ne pense pas qu’il va être possible de rentrer en France, en Avril comme prévu, pour régler nos petites affaires et voir parents, enfants et amis. Pas très différent de ce qui est vécu en Métropole, sauf qu’on ne les a pas vus depuis bientôt six mois.

La difficulté qui se pose de manière plus complexe est que l’on ne pourra pas rester longtemps au même endroit, mais que l’on ne peut aller nulle part. Et même s’il est possible que la situation se débloque à moyen terme, on a aucune idée du sens ni de l’échéance de cette amélioration.

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