Un peu plus de temps en Guadeloupe

On imagine souvent que la Guadeloupe est une île, comme la Martinique; en fait il s’agit d’un archipel de sept îles, incluant St Barth et St Martin un peu éloignées. Même le « papillon » est composé de deux îles distinctes – Grande Terre et Basse Terre – séparées par la Rivière Salée qui est un bras de mer. Il y a aussi les Saintes avec Terre de Haut et Terre de Bas, la Désirade et Marie Galante; noms évocateurs d’aventure et d’exotisme.

En attendant notre départ pour les Bahamas (via St Kitts et St Martin) fin mars, nous avons exploré d’avantage cet archipel, et avons pris du temps pour mieux connaître ces îles. Notre préférée est probablement Marie Galante.

Marie Galante l’indolente

160km², altitude max 204m, 11 000 habitants, à peu près deux fois Belle île en mer.

Dans un post précédent, nous racontions notre rencontre avec le « Très Hombres », autour de la « 10 heure pétante », régate dilettante et amateuriste du samedi matin. Mais Marie Galante est aussi attirante coté terre, avec ses sentiers de randonnées beaux et variés: une ballade chaque jour pour découvrir les paysages de l’île, et une vie au rythme des chars à bœuf.

carte des randonnées de Marie Galante

La plupart des randonnées balisées emprunte un bout de littoral, qui est tantôt abrupt le long du chemin des Falaises ou plus doux sur la côte Est. On est fascinés par quelques spectaculaires galeries, contre lesquelles viennent se fracasser les vagues de l’atlantique, ou intrigués par les ruines des indigoteries dont l’exploitation n’existe plus du tout.

Marie Galante est appelée l’île aux 100 moulins. disséminés sur toute l’île, ils étaient utilisés au broyage de la canne, on en trouve des ruines partout, et quelques uns ont été restaurés.

La canne était autrefois transportée à travers l’ile, en char à bœuf. On rencontre donc pas mal de bovins, des vaches un peu faméliques, accrochées à un piquet, au milieu des sentiers de randonnées, ou des bœufs énormes, dignes du salon de l’agriculture. Ces bœufs « tirants » ne servent plus qu’au folklore des courses de chars, que nous n’avons pu voir car elles ont lieu pendant l’été.

Les randonnées ont alterné avec des journées plage, et une mémorable tentative de Kite-surf avec Pierre et Eva, sur la sublime plage de la Feuillere, où nous avons été bien plus performants au Dantana Café, que sur l’eau.

Dans la série des bars et restaurants, impossible de ne pas évoquer les soirées concert « Chez Henri ». Situé au bout du ponton à annexes au mouillage de St Louis, c’est le passage obligé des plaisanciers qui y retrouvent une population de Marie Galante, plus ou moins récemment « importée » de métropole. Des habitants qui sont venus chercher ici une vie assez indolente…

On prend progressivement le rythme local, retrouvons des voyageurs de l’année dernière, sur les voiliers Pemye (Pierre et Eva) ou sur Storia Storia, avec un François bien esseulé sans Catherine restée en Métropole. mais aussi plein de nouveaux, comme Jérome et Salomée, (élève infirmier anesthésiste et dentiste) installés en Guadeloupe, mais ayant choisi de vivre sur leur bateau et de passer leurs WE à Marie Galante.

On retrouve à plusieurs reprises Jean et Valérie venus, une nouvelle fois, passer deux mois en Guadeloupe, et amoureux de Marie Galante. Equipé de Jean et de Pierre, Perfect Day se fera particulièrement remarquer à la 10 heures pétante suivante…

Les Saintes

14 km², alt maxi 309m au chameau, 2 600 habitants; à peu près la taille de Porquerolles, mais plus peuplée.

Nous sommes aussi retournés une nouvelle fois aux Saintes, notre Porquerolles des tropiques. Dans des mouillages sur bouée, très organisés, confortables et magnifiques.

Mouillage sous l’îlet Cabrits

L’ascension du Chameau en plein soleil a été notre seule randonnée, mais on s’en souvient, c’est un peu raide! Mais on est allés se remettre de tant d’efforts aux « Balançoires » réputées pour leurs cocktails à base de …RHUM!

Baignades, barbecue sur la plage, entretien du bateau… et le temps passe.

On glande un peu aussi…

Basse Terre

Basse terre est une île montagneuse, on y trouve la Souffrière, toujours en activité, qui culmine à 1467m, mais que nous ne gravirons pas, car la météo ne la rend quasiment jamais praticable (et puis c’est un peu raide!). Par contre, nous avons sillonné l’île.

La route de la traversée (ou route des mamelles) qui coupe l’ile sur un axe Est Ouest est absolument sublime. On s’y arrête à la Cascade aux Ecrevisses, ou pour marcher sur le sentier du ruisseau. Des balades en forêt tropicale, bien éloignées de nos habituels chemins dans les cannes à sucre ou le long des falaises des côtes de Marie Galante.

Pierre, King of Selfie!

Une autre randonnée incontournable de Basse Terre est celle des chûtes du Carbet. Beaucoup de chemins y sont fermés depuis des pluies torrentielles en 2004, mais on peut malgré tout faire une très jolie promenade de moins d’une heure.

Première chute 115 m, deuxième chute 110 m
Qu’est-ce que je vous disais?

Et enfin, Grande Terre

Grande Terre nous a moins séduit que le reste de la Guadeloupe, alors que Basse Terre est une île de 5 million d’années, Grande Terre a 30 millions d’années, et s’est progressivement tassée dans l’océan, c’est une île coralienne, alors que Basse Terre est volcanique.

Mais on ne peut pas ne pas citer les deux extrémités Nord-Est et Sud-Est qui font face à l’Atlantique et dont la côte est découpée, déchiquetée par les vagues.

Au Nord Est, c’est avec Paola et Christian de GINKGO, que nous irons de la Pointe de la Grande Vigie à la pointe du Souffleur.

Avec, en rentrant par Morne à l’Eau, une petite visite du cimetière de la commune, très touchant!

Au Sud-Est, la très belle pointe des châteaux, habituellement blindée de touristes, mais que nous aurons la chance d’avoir pour nous tout seuls,

And Next ?

Finalement, la pandémie nous touche peu dans le quotidien: restaus ouverts, petits concerts, plage, belles marches.. mais reste un obstacle au voyage et aux changements de lieux. Nous avons beaucoup échangé avec d’autres navigateurs sur les possibilités restantes, et ce temps à Marie Galante nous a aussi permis de trouver une route pour sortir des Antilles: ce sera par les Bahamas, puis les Bermudes, puis les Açores. Une boucle Atlantique finalement en attendant que les frontières se réouvrent de manière plus globale.

A bientôt

5 réflexions sur “Un peu plus de temps en Guadeloupe

  1. Hello à vous deux!
    Quel plaisir de vous retrouver dans ce nouvel épisode qui nous a permis de voyager un peu… Qu’est-ce que ça fait du bien, merci!!
    Continuez de nous faire rêver!
    On vous embrasse fort
    Hervé et Véro

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  2. Sympa , un peu de soleil dans notre quotidien….
    Profitez !!
    Ce sacré Virus a fini par rattraper Patrick…., alors soyez plus que prudents …..
    Les Arsouille vous embrassent 😉

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  3. On est heureux d’avoir de vos nouvelles !!! Quoi, il y a des bars ouverts et des concerts, ça fait TROP envie ! Merci pour ce journal qui fait rêver !
    Ici, dans le Rhône, on est confinés dans un rayon de 10 km pour 4 semaines…
    On vous embrasse ! Cath et François

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