Journal de bord Lofoten, Norvège, 2022

Vendredi 15 Juillet

Arrivés la veille à Tromsoe, Jeff et moi (Elodie) sommes heureux de retrouver Hubert et Nathalie à Kabelvaag, petit port au sud de Svolvaer. Notre enthousiasme est commun et intense, aucun de nous quatre ne connait les Lofoten dont nous allons découvrir la partie sud. Situées au-dessus du Cercle polaire, ce chapelet d’îles regorge de beautés sublimées par une lumière arctique qui ne va pas cesser de nous éblouir et nous surprendre au cours de ce petit périple marin…une lumière estivale particulière puisque le soleil ne se couche jamais.

Les contingences matérielles réglées, un petit plein de courses à manger et à boire au fameux Vinmonopolet (en Norvège comme dans la plupart des pays scandinaves l’alcool s’achète uniquement dans ces enseignes monopole d’état), on se pose autour d’un fameux Gin Tonic d’Hubert et d’un délicieux saumon cuisiné par Nathalie. Notre voyage peut commencer !

Samedi 16 Juillet

Continuer la lecture de Journal de bord Lofoten, Norvège, 2022

Bulletin météo du 30 juin au 11 juillet: Alice en Norvège

30 juin : Soleil – Chaleur, La Norvège ou les Baléares ?

Arrivée sous une chaleur écrasante à Trondheim, où Maman et Hubert m’ont réceptionnée. L’occasion de prendre une bière en terrasse pour se rafraichir et fêter les retrouvailles. Je suis invitée à manger dans un restaurant très kitsch, au menu : délices de la mer (saumon, crevette, langoustine, pétoncles, œuf de poisson, etc.) accompagnés de quelques délices terriens et sucrés. Puis nous prenons le ferry direction Brekstad pour retrouver Perfect Day !

1er juillet : Soleil – Conditions marines = bon plein avec une perturbation en mer aka « graillon »

Nous partons de Trondheim vers 11h30, il fait bon. Maman et moi profitons du bon temps pour lire sur le pont et prendre le soleil. On croise des phares, des fermes marines, des pétroliers, des bateaux de pêcheurs, et même des avions de chasse F-35 de l’armée norvégienne. 

Continuer la lecture de Bulletin météo du 30 juin au 11 juillet: Alice en Norvège

The way North: les “inner routes” de Pål.

Pendant que Nat faisait un saut à Paris depuis Bergen, je rencontrais, sur le quai, Pål (prononcez Paul), dynamique norvégien. On échange quelques banalités nautiques, je lui pose une ou deux questions sur les routes maritimes, et au bout de quelques instants, nous nous retrouvons devant la cartographie Gule Sider, à bord de Perfect Day. Pål connais le coin comme sa poche et me donne mille conseils utiles: points de passages, ports sympas, restaurants sur les îles, routes dans les fjords, apps locales etc.

Pål suivra ensuite notre périple sur Marine Trafic en nous donnant quotidiennement de nouveaux conseils. Top! Nous allons vite nous rendre compte à quel point les norvégiens sont accueillants, serviables et comment ils se mettent en quatre pour vous rendre votre séjour, dans leur pays, agréable et facile.

Dernière soirée à Bergen

Nous quittons donc Bergen par la route conseillée, un dédale de bras de mer, appelés “inner routes” par opposition à la navigation par la mer. Notre habitude de surveiller la profondeur sous le bateau, avec un œil vigilant au sondeur et à la bathymétrie des cartes sera très vite remplacée par un regard vers le ciel. Ici le danger ne vient pas du fond – les fjord faisant généralement plus de 100 m de profondeur – par contre, ponts et lignes à haute tension qui traversent notre route génèreront quelques angoisses.

Le haut du mât de Perfect Day est à 24m de l’eau (ça fait quant même un immeuble de 8 étages). Pour ne pas prendre le risque de se tromper avec un calcul de marée, on décide avec Nat d’éliminer tous les passages au gabarit inférieur à 28m. Et bien même avec cette marge de sécurité, ça fait bizarre!

Continuer la lecture de The way North: les “inner routes” de Pål.

Go to Norway

Et d’abord, traverser la mer du Nord

La dernière écluse du Canal Calédonien nous a fait retrouver l’eau salée, avec en point de mire Bergen, à 350 Nm au 62 (Est-Nord-Est). Une bonne fenêtre météo s’est ouverte, mais tout de suite.

C’était partir directement, ou rester coincé une semaine à Inverness. Quand à l’escale aux Shetland Islands, ce sera pour une autre fois. Cet archipel ne peut être exploré agréablement qu’avec une longue fenêtre de beau temps.

Nathalie obtiendra confirmation par notre routeur de l’opportunité de ce choix. So, Go to Norway.

Une longue sortie du golfe d’Inverness, par petite brise, mais parfois un fort courant contraire, que nous vaincrons par une savante combinaison de Grand-voile, Geenaker et Volvo à 1700 tours. Pas très orthodoxe, mais efficace. À la tombée de la nuit (23:30 quand même) le vent disparait complètement, nous avançons donc dans la Mer du Nord au moteur, jusqu’au lendemain 18 heures.

Déjà près de 200 éoliennes offshore dans le golfe d’Inverness, mais les livraisons de pylônes sous-marins en provenance de Chine vont bon train.

Et là, une petite brise de travers se lève, pile à l’heure prévue par les fichiers météo et nous portera, croissant d’heure en heure, jusqu’à la Norvège. Ce qui est extrêmement agréable, quand le vent se lève après des calmes, dans des mers relativement fermées, c’est qu’il y a peu de houle, seulement les vagues du vent. Donc, roule la Poule pendant la soirée, la nuit, et le lendemain matin.

On se rapproche du cercle polaire, le soleil se couche quelques heures, mais la luminosité reste forte toute la nuit.

Nous allons mettre 50 heures pour arriver sur la cote norvégienne, puis 3 heures à faire nos premiers zig-zags entre les îles pour rejoindre le port de Bryggen, en plein centre historique Bergen.

Continuer la lecture de Go to Norway

Perfect Day dans les Iles Anglo Celtes.

Nous voilà partis pour cette nouvelle saison à bord de Perfect Day. Cette année nous irons, si tout va bien, jusqu’à Tromsø en Norvège, où nous espérons aller depuis si longtemps.

Après être partis de Pornichet, nous nous arrêtons à Lorient, plus précisément à Kernével, port que nous connaissions bien puisqu’il avait été notre premier port, avec Puerto Eden, notre précèdent bateau que nous aimions tant. C’est avec Puerto Eden qu’était né, pour nous deux, le projet de partir faire le tour du monde en bateau.

Continuer la lecture de Perfect Day dans les Iles Anglo Celtes.

Bien Manger à bord, avec Maxime et Virginie

Du Lundi 23 Mai au Lundi 6 Juin 2022
Nos amis Hubert et Nathalie nous ont fait le plaisir de nous inviter à bord de leur magnifique bateau pour relier Pornichet à Dublin soit 474 milles !


La Bretagne : galette et cidre avant de quitter la terre ferme. Nous goûtons à Auray la galette à
l’andouille de Guéméné et la crêpe au sucre et Grand Marnier : une tuerie !

Arrivée à Pornichet et premier repas à bord :

Continuer la lecture de Bien Manger à bord, avec Maxime et Virginie

Annick et Georges nous rejoignent aux Açores

Nous avons laissé le soin à Annick et Georges Aulagnier, d’écrire le billet de leur passage sur Perfect Day

Et nous voila le 5 juillet 2021 au milieu de l’atlantique !!!

Nous y sommes enfin !!!

Terceira: Angra do Heroïsmo et Praia da Vitoria

Nous atterrissons à TERCEIRA. Hubert et Nathalie qui sont aux Açores depuis un mois nous accueillent !!!

Le dépaysement est total dès notre arrivée. Nous rejoignons PERFECT DAY en annexe, au mouillage dans le port en face de l’église bleue de ANGRA DE HEROISMO.

Petit casse-croute préparé par Nathalie, les « fameux croque-monsieur 

Délicieux ! Puis balade dans les jardins de Angra, visite de la ville, retour au bateau pour l’apéritif et fêter notre arrivée !! Gin tonic, vin blanc des Acores et Blue mouth rock fish cuisiné par Hubert, un régal !!!

Première nuit dans notre belle cabine, je suis pompette !!! Nous dormons comme des marmottes, bercés par le roulis .

Continuer la lecture de Annick et Georges nous rejoignent aux Açores

Azores: Faial et Pico avec les PEMYE

Après cinq mois de navigation avec Eva et Pierre de PEMYE, nous avons passé nos derniers dix jours ensemble à visiter Faial et Pico par la terre, accompagnés de Maelle et Yann, leurs deux aînés. La plupart des photos de cet article sont de Maelle Saliou, photographe professionnelle que nous remercions de nous avoir autorisé à les publier ici.

@maellesaliou sur Instagram

Horta Marina

C’est là que convergent les transateux à destination de l’Europe, qu’ils arrivent d’Amérique du Nord ou des Bahamas via les Bermudes, ou des petites Antilles le plus souvent via Saint Martin. Après 10 à 20 jours de mer, parfois plus, ils se retrouvent au mouillage, au port, et surtout au Peter Café Sport.

La COVID 19 impose sa règle: avant de poser le pied à terre, tous les équipages restent à bord, en quarantaine et sous pavillon jaune, en attendant le résultat des test PCR, organisés de manière efficace et accueillante par les autorités sanitaires.

Apres le sésame du test PCR, le capitaine de la marina nous autorise à venir à quai avec Perfect Day et nous retrouvons alors une vie terrestre.

Nous découvrons le quai de la Marina recouvert entièrement de multiples tags multicolores: La tradition veut que chaque voilier faisant escale à Horta y laisse sa marque. Perfect Day n’ a pas dérogé à la règle et Maxime et Olivier ont pris très à cœur la réalisation du pochoir et du Tag.

Continuer la lecture de Azores: Faial et Pico avec les PEMYE

La tournée des bistrots

Copyright Maelle Saliou @maellesaliou

« Le pire ennemi du marin, ce n’est pas la tempête qui fait rage; ce n’est pas la vague écumante qui s’abat sur le pont, emportant tout sur son passage; ce n’est pas le récif perfide caché à fleur d’eau et qui déchire le flanc du navire; le pire ennemi du marin, c’est l’alcool » Capitaine Haddock dans « Le Crabe aux pinces d’or ».

J’ai, depuis longtemps, envie de regrouper sur ce blog dans un même post, ces bars mythiques qui jalonnent la route des navigateurs dans leur ballade transatlantique. Ces lieux où l’on est pressé d’aller boire une bière bien fraîche dès que l’on accoste dans une nouvelle île, après une traversée qui a pu être éprouvante, et où l’on retourne ensuite, jour après jour, ou soirée après soirée, tout au long de l’escale.

Tous sont fréquentés majoritairement par des voileux, mais avec toujours une dose de population locale, où de touristes terrestres. Des voileux, il y en a toute une gamme: du baba, du bling-bling, des vieux, des alcoolos, des jeunes, des plaisanciers, des cons, des yachtmen, des marins, qui tous se retrouveront tôt ou tard au Peter Café Sport, pour se remémorer leurs conversations du Floating Bar.

Marina Mindello Floating Bar

Et pour l’essentiel de cette flotte de vagabonds, la première Transat commence à Mindello au Cap Vert, et pour être plus précis au Floating Bar. Là, à cet endroit, on a pour la première fois de notre vie 2000 milles nautiques devant nous. Pour surmonter l’angoisse, inquiétude, peur, inconscience, appelez cela comme vous voulez, il y a des tables près des quais et de quoi boire, avec d’autres angoissés pour finir, bien plus tard, par se dire “même pas peur!”. Il est alors grand temps d’aller dormir, jusqu’à demain, et l’on recommencera à disserter sur l’option Sud, la hauteur des vagues, l’inventaire du GrabBag , et les avantages comparés de l’iridium Go et de la BLU, et re-dodo, et à demain…

Le Floating bar, vu depuis son parking.

Continuer la lecture de La tournée des bistrots

Transat Retour: Bermudas – Azores

23 Mai – 4 juin 2021

En ce 20 mai 2021, nous sommes accueillis par Hubert et Nathalie aux Bermudes.
Nous, Maxime et Olivier, avons été gentiment invités à participer à cette transat retour entre les Bermudes et les Açores.

Après un voyage ponctué par des prises de température, justificatifs nombreux et variés, nous arrivons enfin aux Bermudes où nous attendent un test PCR et un joli bracelet rouge vif d’identification.

Nous profitons du passage de ANA (première tempête tropicale de l’année) pour découvrir le bateau, les Bermudes et faire notre avitaillement.

Nous quittons les Bermudes le dimanche le 23 mai, à 15 h, sous le soleil et un petit vent portant de 13 Nds.

Continuer la lecture de Transat Retour: Bermudas – Azores

Bahamas : Fifty shades of blue

Les Bahamas n’étaient pas vraiment à notre programme initial, ni vraiment sur notre route, mais dans le projet d’aller aux Açores par les Bermudes, nous avions quelques semaines de battement avant les périodes optimales de traversée. Pierre et Eva sur PEMYE avec qui nous avions décidé de faire cette Transat retour, désiraient faire cette étape Bahaméenne. Alors va pour les Bahamas !

Et ce fut une sacrée découverte, un vrai dépaysement après des mois de navigation Antillaise.

Nous avons abordé cet archipel de 700 Iles, un peu dans le sens inverse de la marche. Les Américains et les Canadiens qui constituent l’immense majorité des plaisanciers aux Bahamas arrivent par la Floride ou les Bermudes, et donc, abordent Bahamas par le Nord Ouest : les Biminis ou Nassau, et descendent ensuite plus ou moins loin vers l’Est-Sud-Est. Donc, plus on s’éloigne de cette entrée NW principale, moins il y a de monde, et nous sommes rentrés de l’autre côté par le bout du bout, là où il n’y a plus personne.

Continuer la lecture de Bahamas : Fifty shades of blue

Des petites Antilles aux Bahamas

La route depuis la Guadeloupe jusqu’au Bahamas, part d’abord au Nord-Nord-Ouest jusqu’à Saint Martin, sur 150 Milles, puis s’incline vers l’Ouest-Nord-Ouest pendant 640 Milles, jusqu’à Great Inagua, situé au-dessus de l’extrémité Est de Cuba. En tout, près de 800 milles qui se parcourent à vue des côtes. C’est une navigation étonnante, qui représente à peu près la distance entre Brest et Gibraltar, mais qui donne l’impression de caboter.

Surtout au début, où l’on parcoure les Îles sous le vent, en quittant la Guadeloupe, pour doubler Montserrat (UK) puis Redonda, Nevis et Saint Kitts, toutes par l’Ouest.

Après une nuit de repos au mouillage à St Kitts, on laisse St Eustache à bâbord avant de passer entre Saba et la tombe de Johnny, pour faire une nouvelle escale à Saint Martin, (afin de préparer les documents d’entrée au Bahamas : Test PCR, permis de navigation et Visas).

Marigot Bay, Saint Martin

Notre mouillage dans la baie de Marigot à Saint Martin, en face d’Anguilla, marquera la fin du séjour de Perfect Day dans les petites Antilles, que nous avions abordé seize mois plus tôt.

Nous sommes restés 5-6 jours à Saint Martin, dernier refuge Français avant le départ et nous avons réglé les derniers préparatifs, avitaillement de produits frais, cigarettes à prix ultra compétitif (2,8 euro le paquet !!!), téléchargements de livres et séries sur l’ipad, dernières baignades…

Continuer la lecture de Des petites Antilles aux Bahamas

Un peu plus de temps en Guadeloupe

On imagine souvent que la Guadeloupe est une île, comme la Martinique; en fait il s’agit d’un archipel de sept îles, incluant St Barth et St Martin un peu éloignées. Même le « papillon » est composé de deux îles distinctes – Grande Terre et Basse Terre – séparées par la Rivière Salée qui est un bras de mer. Il y a aussi les Saintes avec Terre de Haut et Terre de Bas, la Désirade et Marie Galante; noms évocateurs d’aventure et d’exotisme.

En attendant notre départ pour les Bahamas (via St Kitts et St Martin) fin mars, nous avons exploré d’avantage cet archipel, et avons pris du temps pour mieux connaître ces îles. Notre préférée est probablement Marie Galante.

Marie Galante l’indolente

160km², altitude max 204m, 11 000 habitants, à peu près deux fois Belle île en mer.

Continuer la lecture de Un peu plus de temps en Guadeloupe

ON REPART?

De retour à Marie Galante, avec les Saintes en arrière plan

Nous avions cessé d’alimenter notre blog suite à notre retour en métropole, le 10 Avril 2020, espérant alors reprendre notre voyage  dès Novembre. Mais la pandémie qui nous impose son rythme, les confinements et déconfinements, les fermetures et ouvertures de frontières nous obligent à constamment revoir notre projet de voyage.

Aujourd’hui encore, impossible de planifier quoique ce soit; une seule chose semble se confirmer, après une quatrième annulation de rendez-vous à l’ambassade des USA, nous devons faire une croix sur New York, le Maine et la baie du Saint Laurent au Canada, la mort dans l’âme tant ces destinations nous attiraient .

Après un faux départ en Novembre, nous sommes de retour aux Antilles Françaises depuis le 22 Janvier. Pierre de PEMYE.SY nous a accueilli à l’aéroport et nous retrouvons Perfect Day un peu endormi, au port du Marin. La saison cyclonique s’est bien passée, notre cher voilier l’a traversée sans peur et sans reproche.

Continuer la lecture de ON REPART?

Tour du Monde en Stand-by

Lors de notre dernier post, le 23 Mars, nous nous demandions quelle réponse nous trouverions à l’opposition opiniâtre du Corona Virus, à notre voyage autour du monde en bateau.

A Saint Pierre,

A la Martinique, le confinement sur le bateau devenait de plus en plus contraignant, nous étions alors dans la baie de Saint Pierre, au pied de la Montagne pelée, très belle, le plus souvent cachée par les nuages, mais surtout de triste mémoire.

WP5

Arsouille était mouillé à une centaine de mètres, Télémaque est passé par là quelques jours, et l’accueil au village a toujours été très sympathique, mais un bateau, c’est fait pour naviguer et au bout de trois semaines au même endroit, on se lassait, malgré les apéros distanciés.

vers WP 6
Apéro distanciation sociale, avec Télémaque, au cul d’Arsouille

Continuer la lecture de Tour du Monde en Stand-by

Les hésitations de Perfect Day le

Nous sommes de retour à la Martinique, dans un mouillage devant Saint Pierre, sur la côte Caraïbe de l’île, bien protégés pour l’instant, et plutôt au calme.

wp-15849999296871647582022841900093.jpg

Ce serait un peu comme d’habitude si les nouvelles de l’évolution du Covid19 et des mesures de confinements ou de fermeture des frontières consécutives, ne réalimentaient pas en permanence nos interrogations sur la suite.

Notre situation n’est bien entendue pas la pire qu’il soit, mais c’est sous un angle probablement un peu différent que nous voyons les choses depuis les Caraïbes. Non pas parce que les mesures de confinements seraient différentes, elles sont -dans les Antilles françaises – rigoureusement les mêmes qu’en métropole, mais parce que le fait de vivre sur un bateau pour une longue durée change un peu la donne.

Notre mode de vie nous impose, de manière permanente une certaine distance au monde, le bateau étant une cellule autonome qui n’a de contact avec l’extérieur qu’assez sporadiquement. Alors oui, le confinement COVID nous empêche d’aller au restau, au musée, de faire des randonnées… Cela limite nos activités mais ne change pas radicalement notre vie. On bouquine (Nat), on bricole (Moi) un peu plus, on se baigne plus souvent au cul du bateau et moins souvent à la plage… on ne prend plus l’apéro sur les bateaux amis, mais on échange des infos par téléphone, Whatsapp, facebook… So what ?

En fait, c’est la perspective moyen-long terme qui est compliquée.

Déjà, on ne pense pas qu’il va être possible de rentrer en France, en Avril comme prévu, pour régler nos petites affaires et voir parents, enfants et amis. Pas très différent de ce qui est vécu en Métropole, sauf qu’on ne les a pas vus depuis bientôt six mois.

La difficulté qui se pose de manière plus complexe est que l’on ne pourra pas rester longtemps au même endroit, mais que l’on ne peut aller nulle part. Et même s’il est possible que la situation se débloque à moyen terme, on a aucune idée du sens ni de l’échéance de cette amélioration.

Continuer la lecture de Les hésitations de Perfect Day le

Croisière au temps du Coronavirus

 

Je suis Marie, la fille d’Hubert. Je suis venue passer, avec mon mec Louis,  une semaine sur Perfect Day à partir du 6 mars. Nous sommes ici depuis 13 jours, et espérons rentrer à Paris vendredi.

Voici notre histoire.

6 MARS

wp-15845556108417722281602743785459.jpg
Au premier plan English Harbour et Falmouth derrière

On débarque à English Harbour, Antigua, depuis NY avec nos valises, nos doudounes et nos pulls en laine par 40 degrés. Après un vol étrange où les gens désinfectent leurs sièges et se couvrent le visage avec leur masque, regardant suspicieusement chaque personne qui tousse, on est ravis d’arriver sur un territoire relativement épargné.

On se charge d’un ravitaillement basique : 2 grosses langoustes, 72 Heineken et 72 Corona et on se fait un apéro au ti-punch, ce qui nous envoie bien vite au lit.

Continuer la lecture de Croisière au temps du Coronavirus

Perfect Day aux Grenadines

 

Après quelques jours à  la Martinique, Perfect Day a appareillé pour les Grenadines, dans un premier temps juste Hubert et Nat au début de l’année 2020, puis  avec Véronique et Hervé pour une dizaine de jours de douce croisière.

wp-15812217973641967632564544545308.jpg

Nous retiendrons de cet archipel exceptionnel à la réputation non usurpée:

Ses paysages magnifiques et de superbes ballades:

Une grande variété, des îles toutes différentes avec leur propre personnalité et leur propre identité. De Mustique et ses villas de milliardaires où tout est léché et impeccable nous rappelant « l’île fantastique » de notre enfance (on s’attendait à croiser Tattoo derrière chaque palmier et  surtout Mick pour un boeuf au Basil’s Bar), à Union, l’île Rasta avec ses junkies, en passant par la charmante Bequia, les incontournables Tobago Cays, Mayreau et son Père Divonne, Saint Vincent, Petit Saint Vincent et….. Morpion!

Continuer la lecture de Perfect Day aux Grenadines

Transat = done!!

Pour tout ceux qui se demandent un peu ce qu’a été notre transat, on vous la raconte sous forme d’inventaire. donc, une transat c’est:

Un départ:

Des quarts:

Avec Mériem, notre bateau-stoppeuse, on se partageait la nuit en quarts de trois heures pendant lesquels, l’essentiel du job a consisté à rester éveillé pour surveiller à l’AIS, au radar et en veille visuelle, d’éventuels croisements avec d’autres bateaux qui finalement n’arrivent jamais. Nous aurons croisé en tout et pour tout au cours de la traversée trois cargos, un remorqueur de haute mer et une demi-douzaine de voiliers, toujours à plusieurs milles.

Comme nous réduisions un peu la voilure avant la nuit, il n’y avait que très rarement de modification de voiles en cours de nuit.

Un Challenge avec « Arsouille »:

Continuer la lecture de Transat = done!!

Cabo Verde…

Nous sommes arrivés autour du 20 Novembre au Cap Vert après une belle traversée  au portant de 4 jours et 16h depuis Tenerife avec Dominique et Dorothée qui nous avaient rejoins pour cette deuxième quinzaine de Novembre.

Nous y serons restés finalement 3 semaines.

Nous avons au début un peu navigué entre Sao Vicente, Sao Antao et Sao Nicolau pour ensuite nous installer à la Marina de Mindelo.

Continuer la lecture de Cabo Verde…

Lanzarote (Canaries)

Après la végétation luxuriante de Madère, Lanzarote offre un contraste saisissant. Nous avons passé une semaine sur cette île totalement volcanique aux paysages lunaires.

Arrivée par La Graciosa

img_6555-1
Mouillage de Playa de Francesa

Nous avons quitté Funchal, à Madère, pour tirer un grand bord de vent de travers de 34 heures à huit nœuds, vers Lanzarote, et sommes arrivés le 21 Octobre. Mouillage à Playa de Francesa à La Graciosa, très bel endroit, assez lunaire avec des petits volcans tout autour, et une eau cristalline.

Continuer la lecture de Lanzarote (Canaries)

Madère

Après notre déambulation dans les rues de Funchal, et avant de lever les voiles nous avons profité de quelques jours pour découvrir un peu du reste de l’île.

img_20191022_0940096290175076645950183.jpg
Le mois d’octobre n’est surement pas le meilleur mois pour venir ici, il y a une telle profusion de plantes que l’on se dit que l’on rate un peu quelque chose à ne pas venir au printemps pour leur floraison, mais bon le printemps dernier nous n’étions pas tout à fait prêts.
Il y a de magnifiques jardins ici, de magnifiques restanques, cultivées ou abandonnées, de magnifiques forets de résineux mais aussi de lauriers ou d’eucalyptus, de magnifiques maquis de bruyères millénaires.

Continuer la lecture de Madère